Liberté moderne

Liberté moderne… titre qui ne veut sûrement pas dire grand chose, mais peut être qu’en ajoutant une touche de réflexion, on peux y voir grand.

Récemment, je me suis posée la question : qu’est ce que cela signifie vraiment, être libre? Car je constate que beaucoup de personnes s’exclament sur ce sujet. « Vivre librement », « avoir le libre choix », « exercer son libre arbitre »…

Mais au final, ne sommes nous pas les premiers qui créons notre propre liberté ?

Ayant grandi dans une famille slave traditionnelle, l’ouverture d’esprit , celle dont on parle aujourd’hui, est plutôt rare, et je dirai même inexistante. On parlerai plutôt de la préservation familiale, religieuse, ou alors même d’un certain patriarcat qui continuerait malgré tout à être présent… enfin bref, les vieillies années sont encore d’actualité et habitent toujours l’esprit des générations précédentes.

Mais alors, où se trouve la vraie liberté ? Est-elle un état que l’on atteint, ou une illusion que l’on poursuit, ou crée ?

On croit souvent que la liberté consiste à s’éloigner, à rompre, à se détacher de quelque chose qui nous a peiné. Un exemple fréquent me vient en tête. Le jour où l’on quitte le foyer dans lequel on a grandi. Même lorsque ces murs ne nous entourent plus, au final, quelque chose reste. Les habitudes, les principes, les peurs, les attentes…On a grandi avec, et on porte avec soi tout un héritage invisible d’années en années. Et parfois, c’est ce poids-là qui prend le dessus, et décide à notre place, sans que l’on s’en rende compte.

La liberté ne serait donc pas seulement extérieure : elle est intérieure.

Car oui, changer de lieu de travail ou partir vivre à l’autre bout du monde serait en réalité une illusion qui faciliterai notre rapport à la vie extérieure.

Elle demande de se regarder sans fard, d’identifier ce qui a été construit en nous par d’autres, et ce que l’on choisit de garder. Elle demande une forme de courage : celui de se détacher, non pas des personnes, mais de leurs pensées, de leurs limites, de leurs interprétations du monde.

Être libre, ce n’est pas vivre sans attaches, mais c’est décider en conscience de ce à quoi l’on s’attache. Comprendre que la liberté n’est pas l’absence de règles, mais la capacité de créer les siennes.

C’est choisir sa place dans le monde, plutôt que de la recevoir.

Et peut-être qu’au fond, la liberté commence le jour où l’on cesse d’attendre l’autorisation de vivre.